Une étude faite par le directeur du bureau de la publication à l’Institut National des Arts Martiaux, Tang Hao, qui se rendit sur les lieux stratégiques des AMC (WuDang – ChenJiGaou – Shaolin) conclut que le TaiJiQuan n’avait pas été créé par Chang San Feng, mais certainement par CHEN WanTing de ChengJiaGou.
Le nom du général Qi JiGuang revient souvent et qu’à partir de son traité militaire, le JI XIAO XIN SHU, il aurait composé un chant militaire, le canon de la boxe (QUANJING) dont se serait inspiré CHEN WANTING pour créer le TaiJiQuan de la famille CHEN.
Cependant, le TaiJiQuan et la conséquence de l’alchimie et la quintessence de certaines techniques martiales existantes en Chine avec les bénéfices et apports de la Médecine traditionnelle chinoise. Des esprits géniaux et éclairés ont su élever cet art au plus haut niveau tout en préservant le sens philosophique profond.
Il est très probable que la boxe Shaolin de la province Henan aie aussi eu une petite influence et contribué à l’élaboration de certaines techniques de Taiji (ne serait-ce que dans un but de riposte). Les techniques Shaolin se sont rapidement assez rapidement au niveau des armées ( dynastie TANG et SONG 618-1279) puis sous les MANDCHOUS le temple était devenu un foyer de résistance, plusieurs fois détruit et incendié, les Maîtres se dispersèrent dans le pays et les moines dévoilèrent leur art à de nombreuses sociétés secrètes et villages.
Il est aussi possible que la notion « Interne » (NEI JIA) et « externe » (WAI JIA) ait vu le jour durant cette période. Les pratiquants de ce style souhaitaient se démarquer des techniques du temple afin d’éviter une méfiance avec le pouvoir en place.
En effet, pour vaincre un adversaire, il est nécessaire de connaître sa pratique de combat sans dévoiler la sienne. Surement une motivation à retenir sur la naissance et l’origine des techniques martiales internes. Pour faire face à la puissance des techniques Externes, les TAOÏSTES utilisèrent des ressources de la voie souple par l’alternance des forces YIN et YANG. Depuis la dynastie MING, la famille CHEN aurait pu développer l’’art martial à partir de cette idéologie.
Bien avant cela, YN XANG, Empereur, incitait ses soldats à pratiquer des exercices pour entretenir leur santé. On découvre, par les fresques de TCHEOU LA YI (vers – 700) l’existence d’une forme martial précise. Les textes TAOÏSTES mentionnaient la pratique du « DAOYIN » ( -400) science énergétique de santé propre à éveiller la vigilance corporelle, mentale et psychique de l’homme dans tous les aspects de la vie ! De même, les fresques de MAWANGDUI témoignent de l’intérêt des exercices physiques inspirés par l’observation des animaux !
C’est une influence importante et incontestable qui va nous permettre d’étayer notre jugement sur les effets prophylactique contenus dans les arts du TaiJi.
Les fameux médecins TAOÏSTES HUATAO et GE HONG (Dynastie HAN 25 – 220) ont créé de technique médicale à connotation martiale et plus prononcées avec l’apport de techniques respiratoires.
Dès cette époque, médecins et maîtres taoïstes préparèrent la route aux arts internes en associant étroitement : technique de réanimation d’urgence, méthodes de massage et diététotéhrapie.
De cette manière, les arts de santé et arts martiaux auraient fusionné par la voie taoïste, et ce, jusqu’au XIIIe siècle.
Bien que l’existence de CHANG SAN FENG puisse être contestée, les ingrédients étaient bien présents pour que naissent les arts martiaux interne : TAIJI QUAN, XING YI QUAN et le BAGUA QUAN